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JEAN ROUAUD O IL LABIRINTO DELLA MEMORIA Rouaud spiega in "Ecrire, c’est tout un roman"1 che al romanziere contemporaneo non si pone d’obbligo la scelta tra finzione e autobiografia; la propria opzione è dettata dalla propria dimensione interiore :
Là, deux options : la pure fiction (L'île mystérieuse, mettons) ou le récit à caractère autobiographique (A la recherche du temps perdu, pour situer). Qu'est-ce qui va décider du choix ? Pour vous qui avez brutalement perdu votre père, un lendemain de Noël, vous ne faîtes que semblant d'hésiter, la réponse s'impose peu à peu. Il se trouve que cet événement qui a considérablement pesé sur la suite de votre vie, vous n’avez jamais réussi à en parler.
La morte di Joseph, padre dell’autore, è "source de [s]on écriture"(I.P.) : il romanzo familiare nasce dallo choc di questa perdita. La pentalogia scaturisce dalla rievocazione di esperienze personali, catarsi necessaria a superare questo trauma. La scomparsa del padre si fissa nella memoria del narratore e crea il mito personale del romanziere che vede nell’arte non l’espressione diretta del ricordo, ma un’autoanalisi e un esame in cui l’io orfico, che torna ai traumi originari, ha la funzione di sintesi fra coscienza e inconscio. La scrittura dei cinque romanzi permetterà all’autore di uscire dal labirinto della memoria e di superare l’ineluttabilità della morte paterna.
Alors ce roman, ce serait peut-être l'occasion, non ? Il vous faudra du temps. Il m'aura fallu dix ans. Mais c'est ainsi qu'on arrive à trente-sept ans à publier un premier roman intitulé Les Champs d’honneur (E.C.R).
In Les Champs d’honneur l’autore, in crisi di identità non può optare per il « je » troppo autoritario e individualizzato; in quanto incapace di superarne lo choc, la voce narrante accenna soltanto alla morte del padre :
(..)Joseph, notre père, qui avait dû conserver le sentiment de la fragilité de l’existence, puisque, en dépit de sa haute stature, il n’avait pas dépassé quarante ans (C.H. pagg. 93-94).
La mancanza di confini chiari tra la voce narrante e lo spazio interpersonale e familiare, portano il narratore a confondere «l’essere con se stessi e l’essere in funzione dell’altro »2. Il narratore non ha ancora superato la traslazione verso il passato : si nasconde dietro un « nous » intrafamiliare. Egli non descrive mai esplicitamente il proprio dolore, ma lo trasferisce negli altri componenti familiari; per esempio, Marie, zia del padre, in preda alla follia, cerca continuamente il nipote :
Quand elle demandait où était Joseph, on admettait, tenant compte de l’âge et du séisme qui nous avait surpris à l’épicentre, que ce type d’oubli était bien légitime (C.H. pag. 118).
Per superare e ricomporre il trauma derivante da questa morte l’indomani del Natale 1963, da quella della zia Marie in marzo dello stesso anno, e da quella del nonno materno sei mesi dopo, il narratore impiegherà moltissimi anni . Solo la scrittura lo aiuterà a esprimere lo choc celato nell’intimità dell’animo. Il campo di visione del secondo romanzo è, " comme une incrustation sur l’écran du souvenir"3 : la diegesi di Des hommes illustres è animata da questa regressione in un mondo familiare, tiranneggiato dal ricordo di questa scomparsa. Il padre, in Des hommes illustres, è spettro dei ricordi, oggetto di diniego e di sofferto distacco. Rouaud recupera la figura di Joseph e s’immerge, per svelare la sua vita quotidiana dell’infanzia, in un mondo onirico, restituito attraverso il bianco della memoria, dipinto nei suoi oggetti, nelle sue pratiche e nelle sue mentalità . La morte del padre nella seconda opera viene raccontata solo da una voce intrafamiliare, che incita il lettore a entrare nel dramma :
Pourtant, spontanément, vous comprenez qu’en ce vingt-six décembre mille neuf cent soixante-trois, à l’âge de quarante et un ans, votre père vient de mourir (D.H.I pag. 114).
Il senso di mancanza del padre e di solitudine del narratore è fortemente presente in Le Monde à peu près :
(…) Il m’arrivait de quitter brusquement le terrain au milieu d’une partie, sans prévenir, provoquant l’incompréhension des autres joueurs, de l’arbitre et des bénévoles du dimanche matin, maigre public de pères accompagnant leurs fils et se chargeant au passage de convoyer l’orphelin attendant son sac à la main devant la porte du magazin de sa mère qu’on vienne le chercher, redoutant qu’on l’ait oublié, prenant naturellement place à l’arrière de la voiture, éternel passager à la merci des horaires de ses hôtes, s’habituant peu peu à peu à ne rien demander, à se débrouiller seul, à se passer des permissions au risque de sévères remontrances ( M.P.P. pagg. 14-15).
La morte del padre aleggia su questo terzo romanzo :
La mort, je la connais comme ma poche. Je commence, si ça peut t’aider4 : moi, c’était un lendemain de Noël (M.P.P. pag. 201). In Le Monde à peu près la narrazione è svolta in « je » : il narratore presentandosi alla prima persona mostra di aver recuperato la coscienza della piena individualità. Il trauma di questa perdita, pur permanendo un ricordo denso di sofferenza e intriso di malinconia, viene superato, come traspare da questo passo :
Longtemps l’unique sortie domenicale, qui finit par constituer un but de promenade, fut consacrée à la visite de la tombe paternelle (M.P.P. pag. 61).
Anche in Les très riches heures è riecheggiata questa scomparsa :
LUI - Mon père, quarante et un . (T.R.H. pag. 12).
Pour vos cadeaux evidenzia il raggiungimento di un senso di completa individuazione che permette al narratore di affrontare il ricordo della morte paterna e la sopraggiunta scomparsa materna, con disincanto e amarezza.
Lequel [Joseph] était né à Campbon, toujours Loire-Inférieure(…), le vingt-deux février mil neuf cent vingt-deux, ce qu’il résumait fièrement par 22-2-22, formule assez peu magique si l’on se fie à sa brève destinée, mais qui lui assure une curieuse survie puisque, plus de trente ans après sa mort, à quarante et un ans, un lendemain de Noël mil neuf cent soixante-trois, on peut l’admirer jeune homme, installé nonchalamment sur un canapé, les yeux rieurs derrière ses lunettes cerclées, cravaté, en costume trois-pièces, une cigarette à la main, le museau de son petit chien Rip, un ratier noir et blanc, amour. Prof. Massimiliano Badiali
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